Neuvaine des Saints Anges gardiens 1er jour

Sainte intelligence qui depuis le premier moment de ma vie, n’avez pas cessé de me protéger et de me défendre,  généreux et constant ami, c’est par votre intercession que j’ai reçu une infinité de grâces et presque toujours mes prières lâches et imparfaites auraient été refusées si elles n’avaient été présentées par vous.

Je sens tout ce que je vous dois. Mais je sens aussi  combien peu j’ai été reconnaissant d’une charité si pure et si efficace.

Sans vous j’aurais péri mille fois et mes actions et pensées négatives m’auraient souvent attiré les plus grands malheurs si vous n’aviez été près de moi.

A peine ai-je pensé à vous remercier de la moindre partie de vos bienfaits.

J’ai souvent été sourd à vos conseils et à vos inspirations et c’est avec un sincère regret que je vous demande pardon d’avoir jusqu’ici si mal répondu au zèle ardent que vous avez eu pour moi.

Je sais que la principale reconnaissance que vous attendez de moi c’est d’être attentif à votre présence et de marcher constamment dans la voie que vous m’indiquez, que je ne fasse et ne dise rien en votre présence qui soit indigne d’un Chrétien ;

que je tâche enfin de vous imiter, en joignant dans toutes mes actions avec une attention continuelle à Dieu, une fidélité constante à suivre ses volontés.

O vous, qui connaissez si bien mes faiblesses, la violence de mes passions et la malice si redoutable des ennemis qui désirent si ardemment me perdre, aidez-moi à découvrir tous leurs artifices, à éviter tous leurs pièges, à vaincre toutes leurs tentations.

Faites que je n’oublie jamais que, sous les yeux d’un Dieu infiniment pur et en présence de son Saint Ange, qui ne me quitte pas un moment, je dois avoir en horreur tout ce qui peut dégrader mon âme.

Apprenez-moi à faire des prières si ferventes, qu’elles soient comme un excellent parfum que vous présentiez volontiers au trône de Dieu, afin que vous me présentiez  moi-même à lui après ma mort, et que je sois favorablement reçu.